Biceps Cage
 

J’ai ici choisi de déconstruire les corps, de les morceler, en symbole de ce qu’ils endurent. En métaphore de la façon qu’ils ont de se construire. Ils prennent une dimension sculpturale (encore plus proche de leurs canon de beauté des statues Grecques).
Il y a une relation entre la force et la fragilité de ces corps, comme une tension entre tout ces morceaux de chair. Le corps vit, sort de l’image, il prend possession de l’espace qui l’entoure. Il se confond avec son support et devient objet, image, il sort de sa représentation habituelle. Il nous confronte au caractère inanimé de la chair, on donne alors une nouvelle fonction au corps et on le sort de son territoire connu.
L’édition sous forme de journal permet par son grand format d’engager également notre propre corps pour aller à la découverte des leurs. Elle nous permet de nous perdre à l’intérieur. Tous les repères sont brouillés, on ne sait plus ce qu’on regarde, on rentre à l’intérieur des chairs. On découvre morceau après morceau ces corps sculptés. Les images se complètent les unes avec les autres mais peuvent vivrent seules, on peut choisir de les mettre en relation ou pas. Ils prennent une autre dimension et sont comme extirpés de leurs usages habituels.